Les Zones d'Education Prioritaires sont des endroits étranges.
On est censés y enseigner à des enfants en plus grande difficulté. Donc, on doit avoir des moyens pour le faire.
En fait, les Zones d'Education Prioritaires ont pour la plupart été converties en Réseaux Ambition et Réussite (RAR), entre 2005 et 2006.
Ce n'est pas en réalisant mi-octobre qu'on n'a pas pris le temps de partir en ouikende depuis la fin août qu'on allait être rassurés.
On est censés y enseigner à des enfants en plus grande difficulté. Donc, on doit avoir des moyens pour le faire.
En fait, les Zones d'Education Prioritaires ont pour la plupart été converties en Réseaux Ambition et Réussite (RAR), entre 2005 et 2006.
Suite aux émeutes des banlieues, des crédits importants avaient été accordés par l'Etat à certaines zones prioritaires, pour panser les plaies des cités, sans doute.
Ces fonds exceptionnels, bien qu'utilisés avec prudence et parcimonie, arrivent à l'assèchement en ce moment, et les moyens supplémentaires, en emplois, en compétences, se tarissent également, de plus en plus chaque année.
Du coup, l'Ambition, on est de moins en moins à l'avoir, parmi les enseignants et les élèves, et la Réussite, du coup aussi.
Pourtant, on nous dit parfois, à nous les profs de ZEP, qu'on est super, qu'on se donne à fond, qu'on travaille dur. Et ça, on le sait, d'autant plus que depuis deux ans, on nous oblige à compter nos heures effectives de travail. Et ça nous a démoralisés en réalisant à quel point on était esclaves de notre boulot.
Oui, on ne savait bien qu'en arrivant tous les matins avant 8 heures, en sortant le soir vers 18h, en ayant passé à peine 20 minutes à table entre les micro-ondes de la salle des maîtres, pour filer corriger des cahiers ou préparer en groupe le prochain projet, on n'était pas aux 35 heures. On le savait bien que retourner sur l'ordi le soir après le coucher des enfants au lieu de mater la télé réalité, c'était pas non plus les 35 heures.
D'ailleurs, nos maris (ou nos épouses) nous le disaient, qu'on ne nous voyait pas assez.
Ces fonds exceptionnels, bien qu'utilisés avec prudence et parcimonie, arrivent à l'assèchement en ce moment, et les moyens supplémentaires, en emplois, en compétences, se tarissent également, de plus en plus chaque année.
Du coup, l'Ambition, on est de moins en moins à l'avoir, parmi les enseignants et les élèves, et la Réussite, du coup aussi.
Pourtant, on nous dit parfois, à nous les profs de ZEP, qu'on est super, qu'on se donne à fond, qu'on travaille dur. Et ça, on le sait, d'autant plus que depuis deux ans, on nous oblige à compter nos heures effectives de travail. Et ça nous a démoralisés en réalisant à quel point on était esclaves de notre boulot.
Oui, on ne savait bien qu'en arrivant tous les matins avant 8 heures, en sortant le soir vers 18h, en ayant passé à peine 20 minutes à table entre les micro-ondes de la salle des maîtres, pour filer corriger des cahiers ou préparer en groupe le prochain projet, on n'était pas aux 35 heures. On le savait bien que retourner sur l'ordi le soir après le coucher des enfants au lieu de mater la télé réalité, c'était pas non plus les 35 heures.
D'ailleurs, nos maris (ou nos épouses) nous le disaient, qu'on ne nous voyait pas assez.
Ce n'est pas en réalisant mi-octobre qu'on n'a pas pris le temps de partir en ouikende depuis la fin août qu'on allait être rassurés.
Et quand notre hiérarchie nous déclame, la larme à l'oeil, que dans les Zones d'Education Prioritaires, on est le "laboratoire de l'Education nationale", nous les profs de ZEP, on pense surtout à
ça ...
??" (je crois
que ça s'écrit plutôt comme ça) "mais d'où tu connais Ev'lyne Dheliat ?"

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